Un avion sans elle, de Michel Bussi

Il y a quelques mois, j’ai beaucoup entendu parler de Michel Bussi, par mes connaissances, sur la blogosphère, en tête de gondole des librairies… Avec moi, les livres dont tout le monde parle c’est quitte ou double, cela me donne soit très envie de les lire soit de les éviter absolument (j’ai jamais dit que j’étais quelqu’un de simple hein). Mais Un avion sans elle est tombé du bon côté du filet et je m’y suis donc attaquée il y a quelques semaines.

Un avion sans elleL’entrée en matière n’est pas très heureuse puisque tout
commence par un crash d’avion. L’unique rescapée de ce drame est un bébé de quelques semaines que personne n’est en mesure d’identifier. S’agit-il de Lyse-Rose ou Emilie ? Les deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’histoire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.

Difficile de parler de ce livre et de ses personnages sans spoiler l’intrigue mais je vais faire de mon mieux. Tout au long de l’histoire on navigue entre deux temporalités. D’un côté on suit Marc, à qui on a confié le carnet du détective Crédule Grand-Duc (facile à porter comme nom, pas vrai ?), et qui tente de démêler cette histoire en l’espace de quelques jours. De l’autre, l’enquête de Crédule, qui s’étend sur 18 ans et que l’on découvre en même temps que Marc parcourt le carnet.

J’ai beaucoup aimé cette alternance, le style d’écriture de Crédule est assez plaisant et dynamique, il apostrophe son lecteur comme s’il l’avait en face de lui. Du coup on se sent frustré autant que Marc lorsqu’un événement le coupe dans sa lecture, on a presque envie de lui crier : « Mais va lire les dernières pages directement ! »
En même temps, l’intrigue « temps réel » se déroule très rapidement, tout du moins à partir du moment où Marc commence à lire. Et pendant tout ce temps on se demande sans cesse lequel des deux bébés a survécu, qui est cette jeune fille qui a deux prénoms. Évidemment à chaque fois que l’on se persuade que c’est Lyse-Rose, un détail vient nous convaincre qu’il s’agit d’Emilie. Et vice-versa quelques dizaines de pages plus loin.

À la lecture, j’ai vraiment eu l’impression de sentir une cassure dans le rythme. Je dirais que les premiers 15 % du livre (estimation au feeling, je n’ai pas vérifié) posent l’intrigue et situent tous les personnages, dans les deux époques. Ensuite tout s’accélère de plus en plus, on va de révélation en révélation et tous les non-dits s’effritent les uns après les autres. Pour tout vous dire, ce rythme a vraiment déteint sur ma lecture, j’ai lu les 120 premières pages tranquillement en quelques jours, puis j’ai dévoré les 410 restantes en quelques heures !

Un avion sans elle est donc un livre qui m’a entraînée d’un bout à l’autre de la France (et même un peu plus) à toute allure aux côtés de Crédule et Marc, je dois le dire, pour mon plus grand plaisir. Que vous aimiez vous creuser la tête sur une énigme qui cache de nombreux secrets ou tout simplement vous laisser happer par l’intrigue et surprendre par le dénouement, je vous conseille ce livre les yeux fermés.

Publicités

Une réflexion sur “Un avion sans elle, de Michel Bussi

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s